Art.45 (02 janvier 2005)

LE TSUNAMI DEVASTATEUR

En quelques heures, un puissant raz-de-marée né d'une secousse tellurique frappe les côtes de plusieurs pays du Sud-est asiatique faisant près de 150 000 morts et plus de 5 millions de sans-abri. L'aide humanitaire d'urgence s'organise pour enterrer les morts et lutter contre les épidémies et la famine.

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1. Le 26 décembre 2004, ceux qui se souviennent s'apprêtaient (to be getting ready to) à marquer le premier anniversaire du grand tremblement de terre de la ville de Bam (Iran), qui avait fait plus de 30 000 morts et qui se relève (to get over) difficilement de ses ruines, lorsque la radio et la télévision ont annoncé une autre catastrophe qui, au fil des jours prend une ampleur sans précédent. Une secousse sismique dans l'Océan indien, le plus puissant séisme au monde depuis 40 ans a engendré un énorme raz-de-marée (nm tidal wave), un tsunami plus précisément. Des vagues atteignant parfois 30 m de haut ont déferlé à une vitesse allant jusqu'à 700 km/h sur plusieurs pays de cette région d’Asie, ravageant les petits villages de pêcheurs et les stations balnéaires où de nombreux touristes étrangers étaient venus passer les fêtes de fin d'année. Le séisme d'une magnitude de 9 sur l’échelle ouverte de Richter est survenu au large de la grande île indonésienne de Sumatra et ses effets ont été ressentis (to feel) jusque sur les côtes de l’est de l’Afrique.


2. Le tsunami n'a pas été détecté à l'avance et les populations ont été complètement prises au dépourvu (unawares) par la soudaineté (nf suddenness) de l'arrivée des vagues qui ont frappé et submergé des milliers de kilomètres de côtes au Sri Lanka, en Indonésie et en Inde (les trois pays les plus touchés) ainsi qu’en Malaisie, en Thaïlande et dans les îles Maldives.
Partout, des murailles (nf wall) d’eau ont défoncé (to knock down) habitations (nf house), hôtels et commerces, ravagé les ports, coulé des bateaux et détruit des villages de pêcheurs.
Elles ont aussi déferlé (to break) sur les plages paradisiaques de la région, notamment (in particular) en Thaïlande, où séjournaient (to stay) des milliers d’Occidentaux, engloutissant (to engulf) des baigneurs (nmf bather), réduisant en miettes (to smash to pieces) des bungalows et contraignant (to force) les touristes à courir pour sauver (to save) leur vie.
Cette vitesse destructrice qui caractérise raz-de-marée et tsunami se retrouve dans l'origine des deux mots (word). En effet, le "tsunami" mot japonais qui désigne un raz-de-marée né d'une secousse sismique, d'un glissement (nm slide) des plaques tectoniques ou d'une éruption volcanique sous-marine, signifie "vague (tsu) dans le port (nami)". C'est donc une vague suffisamment puissante pour ravager les ports. Quant au mot "raz-de-marée", il vient d'un mot scandinave et veut dire "courant d'eau". Il a été repris pour désigner un courant marin violent qui se fait sentir dans un passage étroit. Il a donné le mot anglais "race". Un raz-de-marée peut aussi naître d'un cyclone. Il ne sera pas alors appelé "tsunami" en français, mais "raz-de-marée" tout simplement.

3. Le tsunami qui vient de frapper le Sud-est asiatique avec une violence terrible, est le 4è tsunami le plus meurtrier depuis 1900. Contrairement aux tremblements de terre qui ne laissent que peu de choix pour se protéger et y échapper si l'alerte est déclenchée suffisamment tôt, dans le cas d'un tsunami la population peut sauver sa vie en s'éloignant (to go away) des côtes et en se réfugiant (to take shelter) le plus possible sur les hauteurs . Mais la vitesse d'avance (nf progress) de la vague est telle que la réaction n'est pas toujours possible. Et comme les tsunamis peuvent avoir plusieurs causes, ils sont difficiles à détecter. Ainsi, en 1993, malgré les dispositifs d'alarme et les exercices réguliers d'évacuation auxquels sont soumis les Japonais, qui sont coutumiers (used to) des tsunamis, les habitants de l'île d'Okushiri, dans le nord du pays, n'ont eu que quatre minutes pour tenter d'échapper à la vague funeste (disastrous). Depuis, un mur-digue (nm dyke) de 11 m de haut et de 14 km de long a été construit.
Dans le cas présent, il semble qu'il n'existe pas de système d'alarme couvrant toute la région. Une décision devrait être prise pour éviter cette situation à l'avenir.

4. Très vite, après l'annonce de la catastrophe, et devant l'ampleur du désastre, les nations et les organisations humanitaires se sont mobilisées pour apporter leur aide aux pays sinistrés (stricken). Dans les pays où de nombreux touristes étaient en vacances, et où des milliers sont encore portés disparus (missing/believed dead) à ce jour, certains étrangers ont choisi de rester sur place pour aider aux recherches (nf search) et s'occuper des blessés et des réfugiés (nm refugee). Maintenant que l'aide internationale commence à arriver, ils vont être remplacés par des spécialistes.
Le nombre de morts est effrayant (frightening) et les moyens pour les enterrer sont insuffisants (insufficient), surtout parce que, sous la chaleur des tropiques, la décomposition (nf decay) des cadavres est très rapide. Parfois, on est obligé de creuser une grande fosse commune (nf common grave) et d'y jeter tous les cadavres (nm corpse) avant qu'une épidémie de choléra, ou de typhoïde ne se déclenche. Cela donne lieu dans certains cas à quelques protestations des familles qui ne peuvent pas enterrer leurs morts selon leurs rites religieux propres.

5. Outre le problème des morts, il faut aussi s'occuper de retrouver un maximum de personnes disparues. Certains touristes ont pu rentrer chez eux et on leur demande de se signaler immédiatement aux autorités de leur pays.
Et les habitants des régions sinistrées se retrouvent sans logement, sans nourriture. Plus grave encore : sans eau potable! Ironie après une telle arrivée d'eau! Les secours internationaux, qui ont de sérieuses difficultés à atteindre les populations à cause du manque d'essence (nf gasoline), ou bien parce que les voies de communication sont détruites ou encore parce que la zone, à cause des guérillas, est couverte de mines antipersonnelles qui ont été charriées (to wash along) par l'eau, ont pour priorité d'apporter de l'eau, de la nourriture et des soins aux victimes.
Mais il restera des milliers de bâtiments de tout genre à reconstruire, des bâteaux à remplacer, et un immense vide à combler chez tous ceux qui auront perdu un (parfois plusieurs) être cher (nm loved one) dans cette catastrophe.

En ce début d'une nouvelle année, ayons une pensée (nf thought) toute particulière pour les victimes de toutes les catastrophes qui frappent régulièrement l'humanité, et redonnons du sens (nm meaning) à notre vie.

 

ENEFF 2003

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