Art.32 (29 mai 2004)

3 MAI : JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE

A l'heure où les médias se développent de plus en plus, cette journée nous rappelle le rôle vital des journalistes dans la diffusion de l'information

1 . Décidée en 1993 lors de (during) l'Assemblée Générale de l'UNESCO, la Journée mondiale de la liberté (n.f. the freedom) de la presse nous rappelle (v.gr.1 to remind) les contributions que les journalistes apportent dans l'information du public (n.m. the audience) sur les événements à l'échelle mondiale. Elle reconnait le droit des individus à une information venant d'une presse libre et indépendante, et met l'accent (v.gr.3 to put the emphasis on) sur les énormes risques que les journalistes, reporters, photographes, correspondants de presse, prennent dans certains pays pour apporter des informations impartiales (unbiased) au public.
A l'occasion de cette journée mondiale, le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano, d'un montant de 25 000 dollars est remis.
Créé en 1997 par le Conseil exécutif de l'UNESCO, ce prix récompense le travail d'une personne, d'une organisation ou d'une institution pour leur contribution à la défense de la liberté d'expression, surtout si cette action a comporté (v.gr.1 to involve) des risques majeurs pour la personne.
Il porte d'ailleurs le nom (v.gr.1 to be called after) d'un journaliste colombien : Guillermo Cano, assassiné parce qu'il avait dénoncé (v.gr.1 to denounce) les activités des puissants trafiquants (n.m. the trafficker) de drogue de son pays.
Cette année, le Prix a été décerné à Raul Rivero Castañeda, journaliste et poète cubain, actuellement emprisonné à Cuba pour son engagement (n.m. the commitment) courageux en faveur d'une information indépendante, essence du journalisme professionnel.

2. Chaque année, dans des dizaines de pays, les journalistes sont victimes d'agressions. En 2003, 42 journalistes sont morts en raison de (because of) leur travail. C'est le nombre le plus élevé (high) depuis 1995. En outre, selon Reporters sans Frontières, 766 autres journalistes ont été arrêtés et au moins 1 460 ont été agressés ou menacés. Mentionnons aussi que 501 médias ont été censurés (v.gr.1 to censor).
Depuis le début de l'année 2004, dans 22 pays, 17 journalistes et 6 collaborateurs ont été tués, 133 journalistes, 4 collaborateurs et 73 cyberdissidents ont été emprisonnés.
A ces agressions physiques, il faut ajouter les pressions des gouvernements pour "brider" (v.gr.1 to keep in check) l'information, et les restrictions imposées aux journalistes dans l'exercice de leur travail.
C'est pourquoi la journée du 3 mai est si importante! C'est l'occasion d'informer le public des violations du droit à la liberté d'expression et lui rappeler que de nombreux journalistes mettent leur vie en danger (v.gr.3 to jeopardize) pour que les nouvelles (n.f. the news) leur parviennent.

3. Ces chiffres accablants (damning) témoignent (v.gr.1 to testify to ) du fait que dans de nombreux pays, ceux qui ont le pouvoir ne sont pas prêts à rendre compte de (v.gr.3 to justify) leurs actes. Ils ne tolèrent pas que les personnes soient informées et éduquées et rejettent tout débat. Seule l'information qu'ils jugent bonne est transmise.
Plus d'un tiers de la population mondiale vit dans un pays où la liberté de la presse n'existe pas.
Pourtant cette liberté s'inscrit dans la Charte des Droits de l'homme, et une presse libre est une composante essentielle d'une société démocratique.
Il apparaît donc primordial de rappeler chaque année au public que cette liberté d'expression est bafouée (v.gr.1 to flout) et que des personnes risquent chaque jour, dans les nombreux conflits qui ne cessent d'agiter le monde, leur vie ou leur liberté de mouvement.

4. Ainsi, Reporters sans Frontières mène depuis 20 ans son combat pour que l'information reprenne ses droits. Un réseau de plus de cent correspondants informe les médias et l'opinion publique par des communiqués de presse (n.m. the press release) et des campagnes de sensibilisation (campaign to increase public awareness of sth). L'Organisation défend les professionnels des médias qui sont emprisonnés ou persécutés pour leur activité professionnelle et dénonce les mauvais traitements et la torture qui sont encore monnaie courante (common) dans certains pays.
Une fois par an, la Journée des journalistes emprisonnés permet de briser (v.gr.1 to break) le silence et de parler de la situation de ces reporters enfermés parce qu'ils ont voulu nous informer. Chaque année, le 10 décembre, le Prix Reporters sans frontières-Fondation de France est remis à un journaliste qui a défendu la liberté de la presse dans son pays.

5. A notre époque, l'information n'est plus limitée à la presse écrite! Les nouvelles technologies ont étendu de manière spectaculaire le rayonnement (n.m. the spreading) mondial des médias et leur influence. Grâce aux retransmissions par satellite, nous recevons des images en provenance du monde entier. De plus en plus, les gens de tous les pays sont sensibilisés à ce qui se passe dans le monde.
Beaucoup de pays en développement considèrent qu'il est nécessaire d'améliorer (v.gr.1 to improve) et de renforcer leurs médias. De plus en plus on reconnaît que la liberté de la presse est essentielle pour garantir une démocratie viable. C'est aussi une alliée contre la pauvreté, la maladie, la corruption, l'ignorance et l'analphabétisme (n.m. the illiteracy). Les populations bien informées sont indéniablement sur la voie du progrès! Tout cela permet de dire que, malgré les enjeux auxquels la liberté de la presse est confrontée dans de nombreuses parties du monde, il y a de l'espoir.

Des associations comme Reporters sans Frontières finiront peut-être par obtenir pour les journalistes et pour tous ceux qui véhiculent l'information, des conditions de travail plus sûres, ce qui entraînerait une information plus libérée des influences politiques et des pressions.


ENEFF 2003