Art.02 (13 mai 2003)

LE SKI : UN SPORT DE PLUS EN PLUS DANGEREUX

Nouveau matériel, pistes (n.f. the slope) mieux préparées, engendrent (v. gr. 1 : to give rise to) finalement
des blessures plus graves.
Réaction des professionnels.

1. Avec un taux (n.m. the rate) de risque d'accidents de 2,45 pour 1 000 skieurs par jour, le ski alpin est, de loin, (by far) le sport de glisse (sport involving sliding motion) le plus handicapant.
Mais c'est surtout la gravité des blessures qui inquiète (v. gr. 1 : to worry)!

2. L'amélioration (n.f. the improvement) de l'équipement (apparition des fixations de sécurité, sophistication des chaussures) non seulement n'a pas réduit les accidents, mais encore, (not only ... but also) elle les a aggravés en déplaçant les blessures vers le haut du corps, principalement sur les genoux (n.m. the knee).
Les entorses (n.f. the sprain) du genou représentent maintenant 50% des 140 000 accidents recensés par saison. Pourquoi?

3. Grâce aux (thanks to) nouvelles fixations, et aux chaussures avec leur tige (n.f. the leg of a boot) haute et rigide, les chevilles (n.f. the ankle) sont bien protégées. Mais, comme elles ne peuvent plus tourner facilement, elles ne peuvent plus amortir (v. amortir gr. 2 : to dull/to damp) les chocs qui se transmettent alors au genou et provoquent fréquemment une rupture des ligaments croisés.

4. Les conséquences de ce type d'accident sont désastreuses car (because) il n'y a pratiquement pas de chance de cicatrisation (n.f. the healing/the cicatrization) spontanée (comme c'est le cas pour les fractures qui se réduisent (v. réduire gr. 3 : to set) assez facilement et rapidement, et généralement sans laisser de handicap).
Si les ligaments croisés sont rompus,
à moins de (unless) procéder à une intervention chirurgicale (a surgery) et d'envisager une longue rééducation, les séquelles (n.f. the aftereffects) sont graves : le genou reste instable. Cela provoque une gêne (the discomfort) dans la vie courante (the everyday life) et peut évoluer vers une arthrose. Les sports sollicitant le genou sont interdits : football, tennis (entre autres).

5. Les causes de cette augmentation de rupture des ligaments croisés résident d'une part dans l'amélioration du matériel, et d'autre part dans de meilleures pistes qui
incitent (v.inciter gr. 1 : to encourage) les skieurs amateurs à skier de plus en plus vite (sans être toujours capables de maîtriser leur vitesse (n.f. the speed) ). En outre (besides/moreover), souvent les skieurs utilisent des skis trop longs, qui, en cas de chute, transmettent au genou des forces plus importantes que des skis courts.

6. Quel remède les professionnels peuvent-ils apporter?
D'abord, au niveau de
la location (the renting) du matériel : les loueurs de skis (person who rents out skis) ont un rôle de conseillers (n.m. the adviser) important à jouer. Ils pourront, dans un premier temps, éviter les accidents résultant de l'utilisation de skis trop longs et également informer les skieurs que les nouvelles fixations qui se déclenchent (v. déclencher gr.1 to release) automatiquement sont une amélioration qui leur permettra sans doute d'éviter une entorse du genou et non un défaut de matériel!

7. Les fabricants, eux,
se penchent (v. se pencher sur gr .1: to look into) sur de nouvelles chaussures qui libèrent l'arrière de la chaussure (Rear Release System, fabriqué par Lange), et permettent à la jambe de pivoter sur les côtés ainsi que en avant (forward) et en arrière,(backward) sans perdre le contrôle du ski.
Dans le domaine des fixations, Salomon développe actuellement une série de systèmes "sphériques" capables de se déclencher en cas de tension trop forte dans tous les axes.

Mais toutes ces mesures et progrès techniques ne vont pas sans
une prise de conscience (the awareness/the realization) des skieurs eux-mêmes ! A une époque où les loisirs augmentent (avec, pour les Français du moins, les 35 heures), n'y a-t-il pas aussi trop de skieurs sur les pistes, et un manque de civisme évident? N'oublions pas que beaucoup d'accidents sont dus à des collisions ! Collisions que même des skieurs professionnels, prudents, bien équipés et respectueux (eux!) des règles, ne réussissent pas toujours à éviter !


ENEFF 2003