Art. 29 (11 mars. 2004)

PERMIS DE CONDUIRE PROBATOIRE

Le permis à points rétrécit (v.gr.2 to shrink) avec la nouvelle réglementation!

1 . Depuis le 1er mars 2004, toutes les personnes qui réussissent à l'examen du permis de conduire (auto ou moto) obtiennent un permis de conduire (n.m. the driving license) doté (granted) d'un capital de six points (contre douze jusqu'à cette date). Ce nouveau permis concerne tous les nouveaux conducteurs (n.m. the driver) mais aussi ceux qui doivent repasser (v.gr.1 to retake) leur permis à la suite d'une annulation (n.f. the cancellation) de leur permis par un juge, ou à la suite de la perte de leur capital de douze points de départ. Il est délivré pour une période "probatoire" (probationary) de trois ans, ramenée à deux ans pour les jeunes conducteurs qui suivent la filière (n.f. the channels) d'Apprentissage (n.m. the training) Anticipé de la Conduite (n.f. the driving) (AAC). A l'issue de (at the end of) la période probatoire, et seulement si aucun point n'a été retenu (donc si aucune infraction (n.f. the offence) au code de la route (n.f. the road) n'a été commise), le conducteur récupérera son capital de douze points.

2. Dans la ligne de l'action du Gouvernement pour lutter contre l'insécurité routière, la mise en place du permis de conduire probatoire devrait rendre les conducteurs plus responsables car il implique (v.gr.1 to imply), outre l'apprentissage des règles du code de la route, une amélioration des comportements sur le réseau routier vis à vis des autres usagers (n.m. the user), y compris les usagers plus vulnérables comme les piétons (n.m. the pedestrian), les cyclistes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés.
On espère ainsi que les accidents de la route qui ont singulièrement baissé en 2003 (5 732 morts, contre 7 242 en 2002) continueront à diminuer. Cette action est liée au contrôle sévère de la vitesse et de l'alcoolémie (n.f. the presence of alcohol in the blood) mis en place en 2003 et qui a porté ses fruits (v.gr.1 to bear fruit), comme les statistiques le montrent.

3. Pour obtenir le permis en France, de nouvelles règles ont été instaurées et l'examen a beaucoup changé! Lors de l'examen théorique, 400 nouvelles questions ont été rajoutées et les anciennes diapositives (n.f. the slide) fixes utilisées dans le passé sont remplacées par des séquences actuelles sur des supports (n.m. the aid) techniques plus performants (efficient) où l'informatique permet de faire des simulations en temps réel.
L'examen pratique est aussi plus long : il passe de 22 à 35 minutes (soit 25 minutes de conduite effective). Cela permet de vérifier la capacité (n.f. the ability) du candidat à gérer son stress, car une étude européenne a montré que le pourcentage de fautes graves au volant (n.m. the steering wheel) monte en flèche (v.gr.1 to shoot up) après 20 minutes de conduite. Les apprentis conducteurs doivent aussi acquérir des connaissances sur tous les grands thèmes de la sécurité routière : vitesse, freinage (n.m. the braking), port de la ceinture de sécurité (n.f. the safety belt), gestion de la fatigue (n.f. the tiredness), consommation d'alcool, prise de médicaments ou de drogues, mauvaises conditions climatiques (routes verglacées (icy), neige (n.f. the snow), orage, travaux...).
La maîtrise (n.f. the command) du véhicule peut être mieux vérifiée : le candidat effectuera deux manoeuvres au lieu d'une, dont une obligatoirement en marche arrière (n.f. the reversing).
Ces nouvelles mesures se sont d'abord accompagnées d'une baisse de réussites à l'examen. De 68%, les réussites ont chuté de plus de moitié dans un premier temps. Mais les écoles de conduite ont rapidement fait des efforts pour rénover leurs méthodes d'enseignement et améliorer leurs outils de formation (n.f. the training). Désormais le taux de réussite est en nette progression (il atteint à ce jour 53%) et il devrait continuer à augmenter dans les mois à venir.
Pour pouvoir mettre en place la nouvelle épreuve (n.f. the test), il faut aussi former (v.gr.1 to train) des inspecteurs car l'examen prend maintenant plus de temps (un inspecteur ne peut inspecter que 12 candidats par jour contre 20 par le passé). On espère que dans le courant de (in the course of) l'année 2005, il y aura suffisamment d'inspecteurs formés pour faire face à la demande croissante.

4. Alors pour bien se préparer à l'examen, et mettre toutes les chances de son côté, pourquoi ne pas passer par l'AAC (Apprentissage Anticipé de la Conduite) ? Cette formation s'adresse (v.gr.1 to be aimed at) aux jeunes à partir de 16 ans et leur permet d'acquérir une expérience concrète de la conduite avant l'obtention du permis de conduire.
Le candidat doit d'abord réussir (v.gr.1 to pass) l'examen théorique (le code). Sa maîtrise du véhicule sur route et sur autoroute, ainsi qu'en agglomération est validée et il peut alors commencer à conduire avec un accompagnateur (âgé d'au moins 28 ans et ayant son permis depuis trois ans minimum). Il doit effectuer au moins 3000 km sur une période allant d'un an minimum à trois ans maximum, dans toutes les situations de conduite : jour, nuit, pluie, neige, montagne...). Deux rendez-vous pédagogiques de trois heures sont prévus entre l'enseignant, l'accompagnateur et l'apprenti pour faire le point (v.gr.3 to take stock) sur les progrès et les difficultés du futur conducteur.
L'AAC a pour objectif de lutter contre les accidents dont sont souvent victimes les jeunes conducteurs et qui les pénalisent vis à vis des assureurs (n.m. the insurer). Au terme d'un AAC, les assureurs sont nombreux à accorder (v.gr.1 to grant) au jeune conducteur une réduction de 50% de la surprime appliquée aux jeunes conducteurs la première année. Ils vont même parfois jusqu'à supprimer cette surprime la deuxième année!
Le nouveau permis probatoire, avec ou sans AAC, qui rend les conducteurs plus vigilants va dans le même sens et devrait progressivement mettre les jeunes conducteurs sur un pied d'égalité (on an equal footing) avec les autres conducteurs en ce qui concerne l'assurance!

5 . Mais sur la route, le danger ne vient pas seulement des conducteurs inexpérimentés! La campagne à grande échelle (n.f. the scale) menée par la Sécurité routière l'année dernière et insistant sur les risques de l'alcool au volant a mis l'accent sur l'un des facteurs de risque d'accident mortel les plus importants avec la vitesse excessive.
Dans les accidents mortels, 30% des conducteurs impliqués présentaient un taux d'alcoolémie excessif (45% lorsque le véhicule accidenté était seul en cause). (Rappelons qu'en France, à partir de 0,5 g d'alcool par litre de sang on dépasse la limite légale).


Peut-être les jeunes qui sortiront d'une boîte de nuit (n.f. the night club) au petit matin (in the small hours), fatigués, après avoir bu quelques verres, feront-ils attention à ne pas perdre leurs six précieux points sur leur tout nouveau permis et appelleront-ils un taxi pour rentrer chez eux! Ce serait sage (wise)!



ENEFF 2004