Art. 24 (10 jan. 2004)

BAM : UNE VILLE S'ECROULE (v.gr.1 to collapse), DES DIZAINES DE MILLIERS DE VIES S'ETEIGNENT (v.gr.3 to die out)

26 décembre 2003 à l'aurore (n.f. the dawn), un terrible tremblement de terre (force 6,3 sur l'échelle de Richter) frappe le sud-est de l'Iran.
En quelques minutes, les deux tiers des habitations de la région de Bam, à 1000 km de Téhéran, sont détruites.
Entre 40 000 et 50 000 personnes meurent sous les décombres.
Environ 100 000 se retrouvent aujourd'hui sans-abri (homeless).

 

1. L'Iran, situé dans une région particulièrement exposée aux mouvements des plaques tectoniques, n'en est pas à son premier tremblement de terre, loin de là, mais un séisme d'une telle ampleur (n.f. the extent) n'avait pas été observé dans ce pays depuis celui de juin 1990, dans la région de la mer Caspienne. On avait alors recensé (v.gr.1 to count) 50 000 victimes!
Les habitants de Bam et des villages environnants (surrounding) étaient endormis (asleep) au moment où la première secousse (n.f. the earth tremor) a eu lieu. Cela, lié au type de construction caractéristique de la région, explique le grand nombre de victimes ensevelies sous les décombres. En effet, en Iran, beaucoup de bâtiments sont en pisé (mélange de paille (n.f. the straw) et d'argile(n.m. the clay) ) ou en briques de terre. Ils sont donc fragiles et peu résistants aux secousses sismiques.
En s'effondrant, les murs se sont pulvérisés, ne laissant que peu de poches d'air qui auraient permis à des personnes enterrées de respirer en attendant l'arrivée de secours (n.m. the aid). Dans le cas de constructions en béton (n.m. the concrete), des blocs peuvent s'écrouler de telle manière qu'ils créent des réserves d'air et protègent des personnes tombées.
A l'heure actuelle, la vieille ville historique ainsi que la plupart des quartiers de la ville nouvelle et des villages environnants ne sont plus qu'un amas (n.m. the heap) de gravats (n.m.pl. the rubble).


2. Dès l'annonce de la catastrophe, les secours ont été mobilisés à l'échelle mondiale! La Croix Rouge de nombreux pays, et son équivalent musulman (muslim): le Croissant Rouge ont immédiatement envoyé des équipes de secouristes avec du matériel pour les premiers secours d'urgence.
Des chiens ont été utilisés pour rechercher des survivants (n.m. the survivor). Ils sont très efficaces dans ce type d'intervention! Tous les pays ont proposé leur aide, même les Etats-Unis, malgré le différend (n.m. the disagreement) qui oppose les deux pays depuis plus de deux décennies. Des couvertures (n.f. the blanket), des médicaments, des tentes, des hôpitaux de campagne (pour remplacer les hôpitaux en ruines), de la nourriture (n.f. the food), de l'eau sont arrivés des quatre coins de la planète. Avec l'hiver qui s'intensifie, les températures tombent souvent au-dessous de 0° C. Il manque des moyens de chauffage (n.m. the heating) et les couvertures sont insuffisantes! Il existe également un grand risque d'épidémies et des dizaines de blessés sont à soigner!
De nouvelles secousses, de moindre amplitude (n.f. the magnitude), continuent à se produire, et les habitants hésitent à revenir dans la ville dévastée, malgré leur désir de voir s'il reste quelque chose de leur maison, ou leur espoir fou de retrouver un des leurs en vie (alive)! D'autre part, comme les communications sont coupées ou difficiles, les Iraniens qui avaient des parents ou des amis dans la région de Bam, se sont précipités (v.gr.1 to rush) sur les routes pour aller aux nouvelles. Pour ne pas gêner (v.gr.1 to be in the way) les secours, les autorités iraniennes ont invité la population à ne pas se déplacer dans la région sinistrée.
Après deux semaines, l' espoir de retrouver des survivants est pratiquement nul, et à part quelques-uns, les secouristes rentrent chez eux, non sans laisser en place la structure nécessaire pour remettre en route les services de première nécessité.


3. La cité de Bam aura beaucoup de difficulté à renaître (v.gr.3 to rise again from its ashes)! Cette oasis entourée de palmeraies (n.f. the palm grove) était une des merveilles du patrimoine (n.m. the heritage) culturel de l'humanité. Située sur l'ancienne route sud de la soie (n.f. the silk), elle avait été longtemps un centre d'échanges commerciaux avant de décliner au XVIIIè siècle. D'importants travaux de restauration avaient été lancés en 1953. La citadelle que l'on voyait sur toutes les photos, l'Arg-e-Bam, dominait la ville. Construite en briques crues, ce joyau (n.m. the jewel) de 300 mètres de long sur 200 mètres de large, vieux de 2000 ans, ce château de sable rouge, n'a pas résisté. Mais le Gouvernement iranien a juré de reconstruire la ville dans les plus brefs délais (as soon as possible).

4. Outre cette immense perte archéologique, les conséquences de ce terrible tremblement de terre sont dramatiques!
Les recherches ont permis de sortir un peu plus de deux mille survivants. Parfois, c'est un oiseau, emprisonné lui aussi, et qui continuait à chanter, qui a alerté les secours! Alors qu'on avait pratiquement perdu tout espoir de sauver encore des vies, un bébé et une vieille dame ont été sortis du tas de ruines. Mais combien sont maintenant blessés, sans famille, sans amis, sans logement (n.m. the accommodation), sans travail, sans RIEN!
Que vont devenir les enfants qui sont maintenant orphelins (orphan) ? Par le biais d'interprètes, les organisations humanitaires essaient de leur mieux de soigner les blessures et d'apporter un réconfort (n.m. the comfort) psychologique aux rescapés (n.m. the surviving).


En y mettant les moyens, il ne faudrait pas si longtemps pour reconstruire la ville de Bam, mais combien de temps faudra-t-il aux survivants pour oublier?

NB Certains de nos lecteurs sont Iraniens. Si vous souhaitez leur exprimer votre sympathie dans ces pénibles circonstances, vous pouvez nous envoyer un message. Nous le leur transmettrons.

ENEFF 2004