Art.01 (14 avril 2003)

LES DROITS D'AUTEUR

Une Manne (the godsend) pour certains, un Casse-tête (the headache) pour d'autres.


1. Six fois mieux payée que la Reine d'Angleterre, J.K. Rowling, auteur du célèbre (famous) Harry Potter (58 millions de livres vendus en 2002 ; 123 millions vendus précédemment grâce aux (thanks to) traductions dans 47 langues), peut se réjouir (v. se réjouir gr. 2: to be delighted) de la loi sur les droits d'auteur !

2. Pourtant, avec l'évolution des technologies, il devient de plus en plus difficile de protéger les droits des auteurs. Ainsi on estime à 500 millions le nombre de CD piratés (pirated), auxquels on doit ajouter les échanges de musique sur Internet et les CD gravés (made) par les particuliers (the individuals).

3. Récemment, on a mis en place des taxes sur les supports de copie de musique. En 2000, 81 millions d'euros ont été collectés et redistribués aux auteurs. En 2001, le système de taxes s'est durci (v. se durcir gr. 2: to harden) et concerne non seulement les CD, minidiscs et DVD vierges, mais également les décodeurs numériques et les disques durs. On estime que la somme récoltée en 2002 pourrait atteindre 150 millions d'euros !

4. Une autre source de revenus (n.m. the income) pour les sociétés de droits d'auteurs vient de la diffusion de musique dans des endroits publics.
Quelques exemples : sonoriser pendant un an un restaurant (coût : 300 euros) ; une
salle d'attente (the waiting room) : 180 euros ; un ascenseur : 89 euros.

5. Les photocopies des textes et des images aussi posent un problème ! Principalement dans le domaine de l'éducation, où on constate la plus forte utilisation de matériel photocopié. Pour faire respecter les droits d'auteur, les sociétés ont passé des accords (v. passer gr. 1 : to make an agreement) avec les établissements scolaires et les universités. Les facs (n.f. the faculty at the University) versent (v. verser gr. 1: to pay into an account) 2,13 euros par étudiant pour 100 photocopies, portant (v. porter gr.1: to bring to) à 23 millions d'euros le total collecté de cette manière en 2001, et reversé aux différents auteurs au prorata des déclarations d'oeuvres les plus copiées par les établissements de l'Education nationale.
Les magasins de photocopies, eux, paient un
forfait (a lump sum) qui dépend de la taille (the size) de leurs machines et de la distance qui les sépare d'un établissement scolaire. En 2001, on a collecté de cette manière, 350 000 euros.

6. La reproduction d'images, elle aussi, est soumise (v. soumettre à gr. 3 : to subject to) à ces taxes. Vous ne pouvez par conséquent pas publier une photo de certains monuments historiques tels que la Bibliothèque nationale de France ou la Pyramide du Louvre, sans payer un droit (a fee/a tax). Il en est de même (the same is true) pour les bâtiments privés. Leurs propriétaires peuvent vous interdire de photographier leur bien et de publier la photo.

7. La répartition des sommes entre les auteurs n'est pas chose facile, et elle se complique encore avec les avancées (n.f. the breakthrough) technologiques. En effet, lorsque plusieurs dizaines de personnes ont participé à l'élaboration d'un logiciel (the software) ou d'un jeu video, qui doit-on considérer comme l'AUTEUR ?

Il devient urgent de mettre en place un code des droits d'auteur pour les créations sur la toile, un "e-copyright", et de former des avocats (n.m. the lawyer) dans cette spécialité !


ENEFF 2003